Sous la couette de Gaïa

Ca vous tente ?

mercredi 14 septembre 2005

Rapport du festival des blogs bd

Voici mes dédicaces. Remarquez que j'ai un thème : "Bonjour je voudrais une petite fille avec des couettes silvouplé !"
Au festival, j'ai rencontré :

Turalo

turalo

Pollo & Wilde

pollo___wilde1

Rem

rem

Princesse Capiton

princesse_capiton

Gio

gio

Wilizecat (edit: qui m'a dessiné sur une note de son blog)

wilizecat

Capucine

capucine

Libon (merci à lui d'avoir été le seul à me dessiner une petite fille avec des couettes, mais morte... Bah oui, ça change un peu !)

libon

Kness

k_ness

Goretta

goretta

Baril

baril

Et pour finir et pour bien dégouter Finou, Cha

cha

Cliquez pour voir les dédicaces en plus grand !

Posté par Gaia à 16:59 - Pride - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 9 septembre 2005

Elle saute la Seine à pieds joints

Elle est grande. A l'inverse de ce qu'on pourrait penser, quand j'étais enfant, elle me semblait plus petite. Sous elle, je pense à tout ce qu'elle signifie pour moi et pour les autres. C'est un symbole, et j'ai de la chance de l'avoir croisé au moins une fois dans ma vie.

Je suis entre ses quatres pieds, allongée sur un banc, le soleil brille et illumine mon visage d'enfant emerveillée. Je pense à toutes les personnes qui aimeraient être à ma place et je leur rend hommage dans un bref soupir. Une pensée pour Vous qui êtes à l'école, Vous qui êtes à l'autre bout de la planète, Vous dont le rêve est d'être à ma place, Vous qui êtes malheureux, Toi. Toi, la personne qui a ma tête sur ses genoux, et qui ne comprend pas ce que je dis. Tu ne comprends rien, et tu ne t'en rends pas compte.

-"Tu imagines le nombre de gens à Tokyo en ce moment qui sont en train de rêver à être ici à notre place ? Quelle chance nous avons !"

Même ça tu ne l'as pas compris.


photo_032

Posté par Gaia à 15:03 - Pride - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 22 août 2005

loving you is easy coz you're beautiful

Allez, allez, back je suis, back il faut que je sois. J'ai une de ces putains d'envie de fille, moi. Non. C'est faux. C'est la faute à Sskizo qui décrit qu'elle couche avec une fille. Non, parce que franchement ça m'a déjà traversé l'esprit mais je peux pas je sais pas j'arrive pas beurk, quoi. Déjà qu'on trouve que je suis bizarre parce que je ne me masturbe pas. J'Y ARRIVE PAS, OK ? C'est plus fort que moi, ça me "répugne". Répugne entre guillemets parce que finalement c'est pas si dégueulasse que ça mais seule ça ne me fait rien. Rien, aucune sensation, autant se mettre deux doigts dans la bouche pour vomir. Elle dit qu'elle voit pas le rapport.

Ca fait longtemps que je sens ce post dans mes doigts, mais impossible de se livrer quand il est là. il arrête pas de me taquiner avec ça. Il trouve que si je couche avec une fille, ce n'est pas grâve, il met ça dans le compte des expériences, il serai content pour moi et je dois lui raconter silteuplé pour pas dire est-ce que je peux filmer silteuplé ? (dites moi messieurs si vous pensez la même chose) Mais perso, coucher avec une fille c'est quand même tromper pour moi, parce que dans "coucher avec une fille", y'a "coucher". Et "coucher", c'est tromper. Imaginez que je me découvre une passion lesbienne et que je tombe amoureuse de la fille et que je le laisse tomber comme une vieille chaussette HA HA HA T'ES DEG ! Non, ça me botte pas.

Viens alors la solution du plan à 3. MAIS ce n'est pas possible parce que je serais bien trop jalouse pour accepter le fait de partager mon amoureux, ou pire de le voir prendre son pied avec une autre pendant que moi je regarde. Ca augmenterait mon sentiment d'infériorité permanent et comme en ce moment ça s'arrange, ce serait con. J'ai déjà roulé une pelle à une fille. Est-ce qu'un jour j'irais plus loin ? Moi seule le sait, et c'est mieux comme ça.

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jeudi 7 juillet 2005

Bordel à la va-vite

En bonne blogueuse, je poste ! AH AH AH VOUS ÊTES TOUS DEG' ! Et bah je vous emmerde. Ouais, j'emmerde tout le monde aujourd'hui. Et j'en suis fière. Ta mère. Il pleut. C'est malheureux, il pleut depuis ce matin. Je cherche un putain de boulot de merde que je ne trouverais sûrement jamais. Ils sont mignons les employeurs avec leurs exigeances. Ayez de l'expérience en sortant du lycée ! youpi ! Faites vous pistonnez ! Ayez le plus beau sourire du monde quand on vous dit que vous allez être payé une misère. J'ai envie d'avoir une réaction acharnée, de leur sauter à la gorge, de les mordre pour aprés y vomir tout le coca light que j'ingurgite. Paraît que l'aspartame ça brule l'estomac. Tant mieux, je leur vomirais du feu sur leurs gueules de cons. Moi et mon sourire de pute, ça leur apprendra à mater mes seins plutôt que mon CV. ET OUAIS J'AI LES YEUX BLEU ET JE FAIS DU 95D ET JE T'EMMERDE. Putain, je me suis faite reluquer le décolleté 64 fois du métro Père Lachaise jusqu'à Bastille. N'empêche que MERDE, je suis une fille. J'aime bien les gens qui me regardent dans les yeux et qui me coupent pas la parole en se disant que de toute manière on s'en fout je suis blonde. REBELLE aujourd'hui, j'en ai ras le cul d'être comme maintenant en pyjama à attendre le dégel. Et quand je me bouge le cul c'est pour aller voir que ma grand-mère est pas bien, qu'elle a plus d'argent et que son dentier se décroche. Même les mamies autour de moi sont pauvres. JE suis pauvre. MA FAMILLE est pauvre. MES AMIS sont pauvres. Et le monde est injuste. Regarder les gens qui crèvent partout dans le monde je veux bien, je les nie pas, mais quand je vois que des gens avec qui j'étais au lycée qui me demande une cigarette parce qu'ils ont pas pu manger depuis trois jours CA M'OUTRE.
Je suis outrée, je hais tout le monde, j'ai 14ans, un flingue, j'habite dans un immeuble et je saute, je vole, je me perds, je me nois dans l'air, mes poumons ont trop d'air, il faut le supprimer.

.BANG.

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lundi 6 juin 2005

Gare du Nord

J'ai hésité à publier ceci. Mais finalement aprés l'avoir Lui avoir lu, j'ai l'impression qu'il faut que je le fasse. C'est pas ce que je publie d'habitude, c'est une version plus dark de moi.
Je publie aussi la version papier. Je n'avais pas envie de retravailler mon texte (qui pourtant le mérite) pour la simple et bonne raison que c'est moi à l'état brut.

ballade1

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Dans le RER, je suis seule. Puis monte une foule de gens. Je ne sais pas si je dois avoir ou réaliser cette sensation de manque. J'ai mal au sexe.  Il y a des foules de personnes en groupe, et j'ai l'impression d'être la seule européenne dans toute la rame. Tout le monde est noir ici. Un homme bizarre s'assied en face de moi. Il a le type latin et porte des vêtements de gigolo. Je m'aperçois qu'il se masse le sexe et qu'il a du mal à s'asseoir. Je me dis qu'il a peut-être eu un week-end dans le même style que le mien. Tout se ressert autour de moi, tellement que je me sens oppressée. J'ai envie d'écrire.

Le RER me semble interminable. Je demande à mon voisin si on est bien à la gare. Il me répond que oui. Je descends du RER, et je marche lentement. Perdue dans cet endroit gigantesque, je trouve mon chemin et passe mon ticket dans la machine. Lorsque j'arrive aux grandes lignes, je m'assieds sur un banc en métal avec difficulté. Les gens me font peur. Tout autour de moi c'est la cohue, et j'allume doucement une cigarette. J'aperçois un vigile, alors je sors discrètement hors de la gare.  Dehors, je fume en pensant au moment où il m'a embrassé la toute première fois. Un type m'accoste et me demande une cigarette. Je lui réponds que je l'ai taxé dans la gare. Il me dit que je suis trés gentille. L'homme avec lequel il parlait m'accoste peu aprés et je lui réponds la même chose. Tout le monde semble étranger ici. C'est pourtant moi qui ne suis pas à ma place. En rentrant dans la gare, je veux absolument un stylo. J'en achète un, et me fait draguer par le vendeur.

Puis encore deux hommes me parlent. Je dois avoir l'air perdue. Aussi perdue que la petite fille aux cheveux longs et bruns qui passe devant moi tirée par sa mère. Elle non plus ne regarde pas où elle marche. Un homme me perturbe. Je l'observe et le dévisage. Il est trés grand et trés noir, et pourtant il attire le regard avec son long boubou bleu brillant. Je me mets à écrire comme une folle sur le livre qui est dans mon sac. Toujours la même sensation de manque. Les gens s'affèrent autour des téléphones publics, et moi j'écris toujours. Je me souviens de son étreinte et de son dernier baiser.





M'arrêterais-je un jour d'écrire ?

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vendredi 27 mai 2005

Dommage qu'on ne puisse pas faire passer d'odeur par écrit

 

Il fait trés chaud, j'en ai les yeux qui piquent à force de rester à la lumière vive. J'ai la peau moite, mais je sens bon la crème solaire comme quand on part en vacances. D'ailleurs, c'est l'impression que j'ai eu ce matin en me levant. Ca sentait les vacances. Le soleil, les gens qui se baladent devant chez moi pour aller au bois de boulogne, mon père qui ne travaille pas. Je dirais que c'est limite agréable. Toutes ces révisions m'assombrissent le cerveau. Heureusement, j'aime beaucoup ce livre qu'il m'a conseillé. Je ne dévoilerais pas le titre car c'est un cadeau qu'il m'a fait en me priant de le lire. Et on ne fait pas ce genre de cadeau à n'importe qui.
Je ressemble à une fille dans cet ensemble blanc. Une jupe, ça donne un genre. J'observe le ciel sans nuage et le mouvement des feuilles causé par le vent. C'est rare un ciel bleu par chez nous. Ca annonce un orage généralement. J'aime ces moments où l'on s'arrête pour réfléchir sur tout et n'importe quoi. Ces moments où ton comportement naturel est absorbé par ta lecture. J'aime lire, depuis Balzac et la petite tailleuse chinoise, je n'avais pas eu ce sentiment. C'est merveilleux de pouvoir se plonger dans une vie qui nous fait réfléchir sur la notre. Moi, par exemple, je ne suis pas comme le héros, du moins je ne pense pas. J'aime réagir, je ne me laisse pas porter, et j'ai beaucoup plus de peur que lui. Il se laisse trop guider par les autres, il en devient touchant.
Le soleil m'appelle, ma peau se teint doucement, je pense à mon futur amant qui posera délicatement ses lèvres sur ma peau chaude et brune. J'ai hâte.

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jeudi 5 mai 2005

pensées.

C'est marrant, d'être perturbée comme ça par le travail d'autrui. Vous croyez vous, qu'on a tous été aimé un jour? Je pense que c'est pas mon cas. Amoureusement, j'entends.

Et là, seule, dans ma chambre, vers les 5h du matin, je me dis que ça fait 19 ans et 1 heure que je suis née, que j'existe. Et que là, je suis en train de me dire que la vie, ça peut être bien. Le soleil est en train de se lever. Du moins, je le pense vu la couleur orangée du ciel. Mon lit est entrouvert et pourtant pas défait. Un peu comme moi et ma vie en fait. Il me manque. Quelqu'un, Lui je suppose. Quelqu'un que je connaîtrais sûrement un jour. Un jour, j'espère, je serais en train de taper devant on écran, et une voix me dira "tu veux pas éteindre ça deux minutes? Tu veux pas profiter du fait qu'on soit ensemble?" Je ne suis pas romantique. J'aime ces moments, ces instants, on les guette, on les vit et parfois sans s'en rendre compte. Moi j'aime la sensation de chaleur sur la paume de ma main, celle qui prouve que tu n'es plus seul(e). J'aimerais bien être quelqu'un qui mérite qu'on lui dise ça. Originale, et tarée. Finalement ça ne me décrit pas vraiment, je peux être une petite fille sage. J'ai envie de sortir prendre des photos.

Et cette lumière blafarde qui sort de l'écran. Je me sens nauséeuse, mais heureuse d'avoir pu regarder ce film qui me faisait fort envie et ressemble vraiment à la vie que nous pourrions tous avoir.

jim_carrey8

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mardi 19 avril 2005

Et elle ne voulait plus rien.

Je vais partir vivre au Tibet et élever des lamas. Je mourrais seule, dans ma hutte.

C'est comme si on m'enterrait vivante. C'est comme si les mots entraient comme du sable dans ma bouche pour mieux m'étouffer. Et son parfum... C'est comme si j'avais un morceau de fer rouillé coincé dans l'oeil, ça fait mal. Comme si un acupuncteur s'éclatait avec mon coeur.

Je vais partir vivre au fond de l'amazonie et me faire couper la tête par des pigmés. J'aurais une tente en paille et je mangerais des racines de bambous.

C'est pareil au cri que pousse les lamantins, je voudrais être un paresseux, et passer ma vie à tomber des branches en mageant ce qu'il y a à portée de ma bouche.

Vomir, envie de vomir, trop de mal en moi, il faut qu'il s'en aille.

Pourquoi je ne sais plus écrire ?

Posté par Gaia à 00:31 - Pride - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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