lundi 31 mars 2008
Une raison de plus pour détester les Parigots tête eud'vieau !
Ma fierté est bafouée par quelques connards parisiens, qui sont en plus fans de foot. Laissez moi rire. J'espère qu'il y aura un procès, tiens !
Déjà qu'ils ne sont pas agréables, qu'ils bousculent et qu'ils crachent sur ce qu'ils appellent "les provinciaux".... Quelle bande d'imbéciles heureux. Je suis outrée.
Lien trouvé là.
Regardez moi cet article !
dimanche 30 mars 2008
Les monologues du vagin
J'apprends la langue des signes depuis le 11 février, donc ça ne fait pas longtemps. Mais je trouve que c'est une langue qui s'apprend vite.
Pour partager la culture sourde avec ses principaux intervenants, je suis allée voir la pièce de théâtre Les monologues du vagin présentée par l'IVT (International Visual Theatre). C'est un théâtre dirigée par Emmanuelle Laborit, auteur du livre "le cri de la mouette" (remember).
J'ai trouvé la pièce super bien, même Doudou (qui ne comprend pas grand chose) a aimé. C'était drôle, triste, émouvant et révoltant à la fois.
Je vous le conseille, d'autant plus que l'IVT est un lieu qui a besoin de nouvelles têtes et d'un public intéressé.

En écrivant ce post, je voulais vous montrer quand Emmanuelle Laborit a reçu son Molière, et je n'ai trouvé la vidéo nul part. C'était en 1993, si quelqu'un la trouve, j'aimerais bien qu'il me file le lien !
C'est le genre de trucs qu'on trouve en deux clics pour n'importe qui, et comme par hasard, dès que quelqu'un s'exprime en LSF, c'est fini, on le met de côté. Ça me fout les nerfs.
dimanche 6 janvier 2008
Envies
Envie de régresser, de babiller, de diminuer, de me cacher la tête sous l'oreiller et de l'y laisser.

vendredi 7 décembre 2007
Sa mère avait gonflé les ballons. On avait bougé les meubles pour construire des cabanes. Même son père, d'habitude peu enjoué, avait décoré la maison. La petite fille était aux anges. Sa marraine était arrivée à l'heure pour maquiller tous ses petits amis : des chiens, des chats, des arlequins, des princesses et des clowns allaient envahir la maison en même temps que les rires enfantins. Ce début de mois de mai rendait radieux quiconque esquissait un sourire dans cette grande maison.
Mais l'heure passait. Les petits invités devaient arriver vers 14h, mais à 15h, personne n'était là. La petite fille, patiente, jouait dans la véranda avec ses poupées. Elle ne se doutait de rien, mais les parents se rendaient déjà à l'évidence. A 16h, ils goûtèrent. Toujours personne. Sa marraine la maquilla tout de même, puis ils regardèrent un dessin animé.
Personne n'est venu à son anniversaire. Il faut dire que la petite fille était à un âge où les enfants sont cruels. Ses prétendus amis se jouaient d'elle et, alors qu'elle mordait dans sa dernière tartine de nutella, elle se rendit compte qu'il n'y avait réellement personne qui tenait à elle. Ce fut à cet instant précis qu'elle eut sa première envie de suicide. Elle a bien entendu échoué. Qui aurait cru qu'on avait les os si solides à son âge...
J'avais huit ans.
jeudi 22 novembre 2007
Liiiiiiiiiiiiiiiiiibre
Ca y est, les amis, fini le fauteuil roulant, à moi le trottoir : Je marche !
samedi 5 novembre 2005
J-5
Hier, l'air avait un goût de déjà vu, un goût de chuichui trop froid car il sort de chez la boulangère, et je pense que le temps y été pour quelque chose.
Il faisait froid mais le ciel était bleu, ce temps est merveilleux par chez nous, parce qu'on a l'habitude du froid, mais pas du soleil. J'attendais patiemment ma voiture pour une heure de conduite de plus, et j'ai vu passer deux filles qui avaient étrangement l'air d'Heaven et moi. Elles parlaient fort et riaient aux éclats, tandis que moi je faisais presque poteau, invisible à leur délire d'enfant.
Ca m'a rappelé quand Jaessa et moi nous marchions de l'école à chez nos mamies pour manger le midi, les oreilles vissées au casque du walkman, écoutant les ost d'Escaflowne en k7 enregistrée le soir aprés les devoirs. Ou aussi quand Vain et moi faisions la course avec nos vieux vélos et que nous nous racontions les dessins animés qu'on avait vu dans "ici blabla"...
Finalement, 9ans, c'était pas mal non plus. Pas encore de première clope, pas encore de tracas quel qu'il soit... Les cheveux dans le vent et pas de responsabilités...... Quand je pense que j'étais déjà fan des Beatles.
dimanche 23 octobre 2005
Métaphore
Je suis dans un grand huit. Parfois je monte, parfois je descends. Il y a même des jours où je tourne, je tourne à ne plus savoir si je veux rire ou vomir. Mais on ne peut pas prévoir ce qui est à venir, on ne sait jamais si demain va être calme et plat ou s'il va pétiller d'exotisme comme un diabolo lychee.
Mon caractère est comme cela, je suis dans l'un des wagons de cette énorme attraction qu'est la vie, et je roule sur ce rail encore et encore... Tout est tellement impressionant, tout ce que l'on voit a déjà été vu par d'autres et pourtant on est tout de même impressioné. J'ai envie de quitter ce rail parfois, mais il est plutôt rassurant et qui sait ce qui nous attend dans le vide ? Ce vide immense, même pas la mort, même pas le rêve, personne ne sait, on a beau dire. Ce qui est sûr, c'est que le wagon roulera toujours dans la même direction, qu'il ne reviendra jamais en arrière, même si parfois on aimerait: il va de l'avant.
Je n'ai jamais aimé les manèges.
vendredi 21 octobre 2005
Never felt this way
Il fait froid et la pluie dégouline sur mon visage. Je n'ai même pas pensé à prendre un parapluie. J'ai le bas de mon jean trempé, et pourtant, pour on ne sait quelle raison, je souris. Un de ces sourires qui paraissent idiot aux gens qui marchent en face de toi. Je fais des projets insensés dans ma tête. J'ai trés envie qu'il se passe quelque chose de plus dans ma vie. Je me rends compte que j'ai changé. J'ai beaucoup changé en un an. Je suis étudiante, j'ai un namoureux auquel je tiens et qui compte, je me bats dans la vie. Il était temps de changer, de sourire et de ne plus s'appitoyer. J'ai envie de vivre avec lui, j'ai envie de ne plus me réveiller seule, et je sais au fond de moi que c'est possible. Aprés la licence. Tout ne vient pas comme ça, en claquant des doigts. Je serais patience. Je le peux et surtout, je le veux.

~Never felt this way - Alicia Keys~
mercredi 21 septembre 2005
Expurger ses démons
Cela faisait plusieurs
semaines, plusieurs mois même qu'elle n'osait pas se l'avouer. La
dépression. Elle en était atteinte comme d'un venin. Sauf que la
morsure du serpent n'était autre qu'une rupture. Un an que cette
rupture l'obsédait. Pourquoi ? La faute à qui ? Le bonheur n'était-il
pas à portée de leurs mains ? Ne s'était-il pas rendu compte qu'elle
l'aimait par dessus tout ? Tant de questions aux réponses floues la
rendait lasse. Il fallait sortir de ce monde de souffrance qu'elle
s'était créé. Il le fallait. Elle s'était plusieurs fois
essayée aux sorties, aux activités pour se sociabiliser, elle avait
même fait de nouvelles rencontres et avait eu plusieurs aventures mais
rien n'y faisait, elle s'était installée dans ce quotidien fait de
rancoeur. Alors, comme elle avait tout tenté, et que c'était son désir
le plus cher était de s'en sortir et d'avoir une vie à nouveau normale,
elle ne voulait exclure aucune solution pour se rétablir. Elle décida
de se faire du mal. Évidemment, comme la plupart des autres se
disait-elle, elle ne pourrait se blesser physiquement. Elle n'en avait
pas la force et était bien trop lâche pour s'adonner à ce genre de
pratique digne d'une adolescente. Alors elle prit une grande décision.
Elle se ferait mal ailleurs, elle se donnerait à des gens. Cette
décision, elle l'avait longtemps redouté, sachant pertinemment qu'elle
en était capable, et que son obsession de la prostitution la vaincrait
un jour.
Alors, par un jour de congé, un jour où
la vieille dame d'à côté allait chercher son pain et où le chat dormait
paisiblement sur le lit, elle se mit devant un écran, et discuta sur
des sites étudiés pour ce genre de rencontre. Sa plus grande peur était
de se faire rejeter. Elle ne se considérait pas comme une beauté, ni
comme quelqu'un de "passable". Elle était tout simplement laide. Laide
à l'intérieur, et laide physiquement. Son corps était gros et mal
foutu, elle pouvait perdre 40Kg sans se faire du mal, et pire que ça,
son absence de culture la rabaissait tout le temps. Mais elle trouva
pire qu'elle. Un homme habitué de ce site, un homme laid lui aussi,
mais qui ferait l'affaire pour l'écorcher vive. Elle lui donna
rendez-vous à quelques pâtés de maison aprés avoir donné son nom et
s'être décrite. Sa journée avait commencé tard ce jour-là, elle n'avait
pas mangé et elle n'était même pas habillée. Elle se décida pour une
robe noire trés courte, des bas résilles et un maquillage fort
prononcé. Tout en noir. Elle n'était vétu que de noir. Elle descendit
dans le salon, ouvrit le bar et prit deux verres de rhum sec
consécutif. Il était évident qu'elle ne pourrait jamais se laisser
faire autrement. Ses clefs en poche, elle quitta la maison pour ne plus
jamais y revenir semblable à ce qu'elle était. Il l'emmena en voiture
dans un hôtel. Elle s'assit sur le lit, écarta les cuisses, et le
laissa s'amuser avec son corps. Plusieurs fois elle pleura, mais son
attitude ne laissait rien paraître. Il la pénétra sans prévenir, et il
jouit si fort qu'il lui fit mal.
Le vice est loin
de ce les gens imaginent. Trés loin. Elle se doucha pendant qu'il se
rhabillait, et elle vomit plusieurs fois. Rhabillée, il la reconduisit
au lieu de rendez-vous et elle rentra à pieds. Elle se doucha une
nouvelle fois, puis se lova sous sa couette. son maquillage coulait le
long de ses joues, ses bas trainaient au pied du lit. Il n'était pas 16h. Elle venait
d'expurger un démon.
vendredi 16 septembre 2005
Broken Cocoon
Je me sens comme une enfant qui vient
de naître. Je sors d'un cocon, une bulle où, confinée dans mon espace
chaud, je me sentais bien. Mais ce bien-être était ephémère. Il s'est
transformé, développé en un monstre aux dents aiguisées qui n'attend
qu'une seule chose : que tout éclate.
Tout a éclaté.
Ma colère,
mes sentiments, mon envie... Ma personnalité n'a fait qu'une bouchée de
ce petit îlot paradisiaque. Chassez le naturel, il revient au galop.
Mes parents rentrent ce soir, je vais devoir être sociable et
souriante, comme avant. Mais j'ai changé.
Oui, j'ai changé, plus
que je ne le pense. J'ai accepté ce changement. Je ne comprenais pas ce
que ma famille voulait dire en me faisant remarquer que j'avais changé,
physiquement et mentalement. Je me suis endurcie et en même temps je me
suis "acceptée". Il n'y a pas vraiment de mots pour ça. Disons que
j'accepte le fait que je pleure quand je suis triste, que j'ai pris
conscience de la notion de douleur et comment la gérer. Je ne suis plus
comme avant, j'ai vu que j'étais humaine, et que donc on pouvait
m'aimer autant que moi je peux aimer. J'ai compris que la merde, c'est
de la merde. Le vomi, c'est du vomi. Quand tu as mal, il faut le dire
et ne pas te faire croire à toi-même que tu inventes. Ce n'est pas
parce que quand tu étais petite on ne te croyait pas qu'il faut croire
que tu as toujours inventé.
Je suis comme je suis. Il faut que je m'accepte.
Je
n'aime pas les gens auto satisfaits qui rient à leurs propres blagues et
qui demandent ensuite "bah alors, c'était pas marrant?" comme si leur
blague était une vérité générale que j'aurais pas saisi. Je n'aime pas
les gens qui sont bon public et qui ont un air niais. Je n'aime pas
qu'on ri à toutes mes blagues, ça me donne l'impression d'attirer
l'attention et je ne le supporte pas...
J'aime la magie qu'il y a entre mes amis et moi, j'aime mes parents, je suis humaine et je m'en rends enfin compte.
