vendredi 23 septembre 2005
OH IL EST MIGNON CE BEBE !
Le pauvre petit... Tout le monde le regarde baver. Je me demande ce qu'il doit penser.
"Maman pipi popo baver gaaaah !"
Non, on la refait avec mmmh... disons quatre mois.
"Regarde
là celle la, à me remonter mon bavoir et à coller son nez si prés du
mien que j'en louche. Bah oui je louche, ah ça vous fait marrer hein
bande de ploucs. Même que je peux péter sans qu'on me dise rien, me
chier dessus et tout ce que j'ai à faire c'est baver et faire des
sourires pour qu'on s'occupe de moi. J'ai pas à marcher, je dois pas me
prendre la tête sur comment me faire à bouffer vu que j'peux lécher les
nichons de ma reum. Rah la tronche de mon padre quand il me voit faire
ça ! Et ouais, je te pique ta place, mais t'inquiètes, je te la
rendrais, les nichons c'est bien mais au bout d'un moment c'est gavant.
Je pionce quand je veux, je peux même dormir toute la journée et
réveiller tout le monde en pleine nuit juste pour qu'on s'occupe de moi
! C'est trop drôle de les voir se friter parce que je braille !
J'adore. Putain, v'la c'que ça devrait être la vie !"
Je suis
sûre que les bébés ils sont beaucoup plus intelligents que les adultes.
Ils savent tout mais ne disent rien simplement pour se fendre la gueule
à nous regarder faire des conneries.
Non, ne vous méprenez pas, j'adore les enfants ... surtout bien cuits.
[Vous êtes tous des méchants et plus mes amis si vous me faites pas un jingle.]
jeudi 15 septembre 2005
On en a tous une
Toujours ces tics qui me restent. Je
passe ma main dans ses cheveux. Je tourne et retourne et rata-tourne
mes doigts et je les emmèle dans sa chevelure. Cette chevelure que j'ai
si souvent agrippé dans mon sommeil, cette chevelure qui a tant changé au fil des années. J'ai hâte de sentir ses bras autour de moi et de voir ce sourire franc et généreux. Elle me manque, c'est affreux. Moi qui me moquais toujours de ces filles accrochées au téléphone avec leur mère... Je me surprends de jour en jour.
vendredi 9 septembre 2005
Assez. Envie de rentrer chez moi. Mon comportement est de plus en plus nul. Je suis une porte fermée. Vas-y, tire, tire (...) sur la poignée pour essayer de m'ouvrir. Tout ce que tu récolteras sera sanglots. Idiote. Petite conne. Ratée. Laisse le faire et il se fera mal.
Ouvre toi espèce d'huitre. Tu te dégoutes. Et arrêtes de faire ça, tu n'aimes pas.
dimanche 28 août 2005
Dormir sur une bache dans une grange
Je n'ai envie de rien. Cette dispute m'a trop faché. Je ne comprends pas pourquoi cette personne a fait un choix pareil. D'accord le départ sera difficile mais est-ce pour autant une raison de se disputer ? Le fait que l'on soit embrouillées ne changera rien au fait que cette personne soit obligée de partir. C'est loin, je l'admets, mais enfin, il y a d'autres moyen que les engueulades pour se quitter.
Tu crois que c'est parce qu'on se quitte en mauvais termes que tu vas moins souffrir de notre séparation ? C'est pour ça que tu as voulu que lui et moi soyons brouillés ? Tu te rends compte que par ta faute il n'a plus confiance en moi ? Et à quel point ça me fait souffrir ? Ca le fait souffrir lui aussi, tu sais, au fond, on s'aime toujours beaucoup. Et non, il n'est pas comme l'autre, il sait exprimer ce qu'il ressent. Surtout vis à vis de moi, vu ce qui s'est passé entre nous. Mais peut-être que c'est justement l'une des raisons de ta dispute ? La jalousie ? Tu es jalouse de la relation particulière que nous entretenons ? Ca, c'est de la jalousie féminine absolument vaine car tu sais bien que lui et moi n'irons jamais plus loin, encore une fois à cause de ce qui s'est passé entre nous, et aussi parce que je suis bien en couple avec Doudou.
Tant pis si tu te sens mieux aprés ces lignes, car maintenant tu sais que je suis fachée, mais moi aussi j'ai besoin de le dire, et par ta faute, celui qui me comprenait ne me croit plus.
mercredi 10 août 2005
Hmpf
Toujours malade.
Mais qu'est-ce qui va pas chez moi ? Quand c'est pas les dents c'est l'allergie, quand c'est pas l'allergie c'est le rhume, quand c'est pas le rhume c'est la fatigue, quand c'est pas la fatigue c'est l'attente impatiente de menstruations. J'en ai ras le cul. Faut que j'me trouve un truc à faire. Ma mère dit que si je me trouve une occupation, je penserais moins à moi donc à mes problèmes de santé. Je suis une chochotte. J'ai tourné de l'oeil dans le bureau de l'assisstante sociale. Youpi. Aprés Carrouf', la mairie. Je vais devenir célèbre. Son bureau était tellement petit et tellement confiné que je me suis vue dans l'obligation de sortir prendre l'air pour pas lui vomir à la gueule.
En parlant d'elle, elle veut que je devienne l'aide à domicile de ma grand-mère. Je sais pas bien en quoi ça consiste mais ça me fait peur. Surtout suite à ce genre d'expérience. Il faudrait que je fasse ses courses, que je tienne ses comptes, et une fois par an il faudrait que je fasse une lettre au juge avec des preuves comme quoi je la vole pas, et comme quoi ses comptes vont bon train. Mais est-ce que ça va pas me causer plus de souçis que je n'en ai déjà ? Et tout ça en plus de la fac ? D'un autre côté, je me sens extrêmement redevable envers ma grand-mère aprés tout ce qu'elle a fait pour moi quand j'étais bébé, puis enfant. Si vous voulez, tchôte, j'étais tellement chiante qu'aucune nourisse ne voulait de moi. La raison à la con c'était que je ne faisais pas la sieste. Je n'ai jamais fait la sieste étant bébé, et donc je n'ai jamais eu cette habitude. Alors ma mère s'est retrouvée emmerdée comme pas deux et m'a laissé à sa mère. J'ai donc passer mes deux premières années chez ma grand-mère tous les jours, de 8h du matin jusque 18h. Elle m'a bercée, chouchoutée, cajolée pendant tout ce temps, puis les années se sont écoulées, et là j'ai commencé l'école, donc je n'y allais plus que le mercredi aprés-midi et le midi de chaque jour pour manger. Et cela a duré jusque la troisième.
Bref, tout ça pour dire que je suis énormément attachée à elle, comme une seconde mère. Et ça me fout les boules, parce qu'au fond, je n'ai pas envie d'être son aide. Je n'ai pas envie de me foutre un poids sur les épaules. C'est cru, mais c'est vrai.
Paraît que je suis une grande stressée. D'aprés les médecins c'est ça. Si je dois rajouter ce problème aux miens, qu'est-ce que je vais être ? Une pelotte de nerfs ?
mardi 9 août 2005
juste parce que j'suis fière et que j'vous merde !
lundi 8 août 2005
Mémoire
Souvent, j’ai envie de tout
oublier pour laisser place à tout ce qu’il y a de nouveau. Rebooter, faire un
redémarrage sans sauvegarder les dernières informations enregistrées. Il se
passe beaucoup de choses bien et beaucoup de choses mauvaises. On devrait
pouvoir faire le tri. « Le truc, c’est le tri » comme dirait Marc-Phillipe
Daubresse. Je voudrais ne pas me rappeler les fureurs de mon père, celle où je
finissais recroquevillée contre la porte d’entrée et où je recevais de coups de
pieds. Je voudrais ne pas me rappeler de tout ce que j’ai pleuré lorsque la
police m’a retrouvé après ma fugue tout en haut de la colline à l’entrée de l’Etoile
de Vauban. Je voudrais ne pas me rappeler toutes ces railleries, ces moqueries
que j’ai enduré.
Je voudrais à l’inverse me rappeler de ma petite frimousse de
grenouille, de mon bureau à côté de la télé, de ma mère alors qu’elle chantait
et dansait sur Popol
comme on l’appelle chez nous ; je voudrais me rappeler de l’odeur de la
rue de mon enfance, de la sensation des graviers sur mes mains ainsi que des
bastringues aux couleurs défraîchis au coin des rues.
Si seulement.
jeudi 21 juillet 2005
Un p'tit merci
Juste, je voudrais préciser que ma radio a été mise à jour, qu'elle est bien mieux et que c'est grâce à lui et au monsieur qui l'a créé ! (Lillois!)
Voilà.
lundi 13 décembre 2004
Dans la série j'aime pas c'que j'écris
Je rêvais d'un autre monde où la Terre serait carrée. Parce que quand elle est ronde ca donne pas envie d'y rester on a pas envie de subir les horreurs qu'elle projète. alors que c'est de pire en pire sur cette foutue planète. Mais la Terre est bien ronde et notre malheur est bien vrai. Et la lune est si blonde Et moi j'vais aller me coucher.
vendredi 10 décembre 2004
Hang on little tomato !
Non, le soleil demain ne se lèvera pas. Non, aucune créature ne remuera demain matin. Oui, les nuages squattent le ciel. Oui, les jours passent et nous laissent derrière eux. Je ne peux pas monter l'ascenseur. Je ne peux pas rester dehors jusqu'à pas d'heure.
Mais oui, au moins, j'ai mes clémentines.



