mercredi 16 novembre 2005
Je suis outrée de ce dont j'ai été témoin ce jour. Trois métros différents : Porte des Postes, Gare Lille Flandres, et Canteleu. Dans ces trois stations de métro, j'ai vu quatre à cinq flics différents interpeller trois personnes, trois arabes, cela va sans dire. "Contrôle d'identité" je les ai entendu dire.
Je me demande bien pourquoi on ne m'arrête jamais pour ce genre de chose moi.
Sûrement pour la même raison que celle qui fait qu'Arès m'appelle Ulrika Vandoth.
En parlant de lui, félicitations pour son poste de vendeur de cosmétique (huhu)
vendredi 11 novembre 2005
AAAAAAAAAAAAAAh !!!!!!
Je suis atteinte par la dépression de novembreuh, d'aprés Doudou. J'ai le moral dans les chaussettes, et même si j'suis super contente d'être à Paris (car je suis à Paris, si ça intéresse qqun), j'arrive pas à ne pas avoir de grosses périodes de "hmpffff, et tout ce que j'ai à faire, et toutes ces études à choisir, et cette distance qui nous sépare, et mes amis que j'vois plus, et mes parents avec qui j'suis distante, et ces potes blogueurs que je verrais jamais et mon chat qui va mourir, et ma grand-mère qui a besoin d'une aide à domicile et qu'ils veulent que ce soit moi et moi qui ose pas dire non et j'en ai maaaaaaaaaaaarrrrrrrrrrrrrrrreeeeeeeeeeeuuuuuuuhhh".
BREF, plein de trucs qui font flipper Doudou et moi par la même occasion. Nyuh.
Comment on s'en débarasseuh ?
dimanche 6 novembre 2005
AAAAAAAAH
J'EN AI MARRRE
BORDEL
!!!
lundi 24 octobre 2005
j'emmerde la terre entière
Parce que des fois c'est trop, parce que même si j'ai envie de me battre je craque, parce que j'en ai marre qu'on me traine dans la boue.
Sometimes, I cry.
mardi 18 octobre 2005
Ras le bol
Non, je suis heureuse,
ne vous méprenez pas, mais la fac devient sérieusement difficile à
gérer. J'avais dit que je n'en parlerais pas, mais peut-être que ça me
fera du bien, finalement.
On a des heures de cours qui se chevauchent. Le secrétariat ne fait rien pour nous aider... Il l'a fait pour UNE
heure, mais les élèves de notre groupe que le nouvel horaire dérangeait
ont signé une pétition pour ne pas le changer. Mais cette soit disant
pétition est passée pendant un cours, et tout le monde a cru qu'il
s'agissait d'une feuille de présence. Ca, c'est de la DÉSINFORMATION. Beaucoup de gens l'ont signé donc et finalement l'heure n'a pas été décalée. J'avais envie de pleurer.
Comment voulez-vous réussir votre année alors que votre établissement lui-même vous empêche d'aller en cours ?
Alors,
on se débrouille comme on peut, on ne mange pas certains midis pour
avoir le plus de cours possible, mais ça devient fatiguant.
A côté
de ça, je m'étais engagée l'année dernière pour une pièce de théâtre en
anglais avec Arès et Michela, mais il s'avère que je ne me sens plus
capable d'apprendre du texte et d'assurer des répétitions au moins deux
fois par semaine. La représentation devait se faire en fin d'année
dernière mais à cause d'un événement imprévu ça ne s'était pas fait.
J'ai trop de boulot, vraiment trop, et je ne peux pas me permettre de
rester plus longtemps à la fac pour du théâtre. Déjà, j'ai un job que
je ne peux manquer, bien entendu, et je travaille deux fois plus mes
cours que l'année dernière aux bibliothèques. (bin oui, vu que le soir
je discute avec mon namoureux)
Bref c'est pas intéressant, mais
c'est important pour moi et je me rends compte que ma mauvaise humeur
retombe sur les autres. Pardon à vous les autres.
jeudi 6 octobre 2005
J'en ai ras le cul. Je pète un cable.
Ca
fait longtemps que j'ai pas pris d'heures de conduite. Au moins 3mois.
Là je me décide enfin à y aller, et la bonne femme me refoule (alors
que je leur dois un truc genre 150€) en me disant que c'est pas le bon
moment et qu'il faut que je revienne plus tard. Même quand je me bouge
le cul les gens s'en tapent les couilles sur le mur. MAIS QU'ILS
CREVENT.
Mon frère est un con. Le séchage de cours c'est mal.
J'en ai gros sur la patate, j'en ai gros sur la conscience, je ne
saurais jamais gérer une vie. Tout va trop vite, je n'ai le temps de
rien. Je voudrais avoir mon permis, je voudrais avoir un job étudiant,
je voudrais que ma vie soit réglée comme du papier à musique pour
pouvoir me plaindre du quotidien, mais au lieu de ça je galère pour
réussir quelque chose. J'en ai marre de tout faire à la dernière minute
et j'en ai marre que personne ne voit que je fais des efforts pour
avoir une vie correcte et que ce ne soit pas le capharnaum comme dans
ma piaule.
Je me sens vide, j'ai horreur des débuts d'année scolaire
où tout va trop vite et ou tu n'as pas le temps de t'habituer à tout ce
qui t'arrive en pleine face. Il y a trop de choses à faire à nos âges,
et personne ne se rend compte qu'on a même plus de temps pour soi. Ca
fait bien longtemps que je ne suis pas allée à une soirée ou un concert
ou même chez un ami.
Ma mère me dit que je suis nulle comme fille
parce que le samedi soir je ne sors pas. Je lui ai répondu que si
j'étais née en 1950 comme elle, peut-être que j'aurais un travail que
j'aurais commencé à 14ans, qu'il n'y aurait pas autant de chômage et
que je pourrais aller boire une pina colada avec mes amis le samedi
soir.
Mais je suis née en 1986 et ma vie se résume à étudiant = pas d'argent.
J'ai envie de pleurer.
vendredi 30 septembre 2005
Heureux évènement
Elle a 19ans et vient d'accoucher d'une
magnifique petite métisse de 52cm et 3.7Kg. Ça m'a foutu un sacré coup
de vieux d'aller la voir. Pas simplement à cause du fait que maintenant
elle est maman, mais surtout parce qu'elle a des projets.
Pourquoi
j'ai pas de projets, moi ? C'est vrai, je ne suis jamais restée
suffisamment longtemps pour en avoir. Quoique j'ai pu faire, cela n'a
jamais duré. Ça remet en question mon avenir de penser ça. Mon amie n'a
jamais fini ses études. Je ne pense pas qu'elle ai son bac, et elle a
du arrêter sa dernière formation à cause de sa grossesse. Mais elle,
elle peut enfin se barrer d'ici. Elle a rencontré sa compagne et part
vivre en banlieue parisienne dès qu'elle sortira de l'hôpital. Elle
veut alléter sa petite fille pendant au moins trois mois puis trouver
un emploi qui pourra l'aider à s'en sortir. Elle n'a même pas l'air de
douter. Je sais qu'elle a peur, qui n'aurait pas peur à sa place ?
Avoir une enfant à 19ans et se barrer avec une fille à 250Km de chez
soi pour l'élever. Mais elle sait qu'elle doit le faire, et qu'elle
peut y arriver.
Il y a des fois où je me dis que je devrais
arrêter mes études, chercher un boulot, économiser, trouver un appart',
passer mon permis et avoir une vie.
lundi 5 septembre 2005
Non mais j'y crois pas !
Je suis désolée, je vais faire du chauvinisme. Soyez prévenus.
Ca m'était déjà arrivé de le remarquer, mais cette fois, c'est le comble ! Je suis dans l'Oise en ce moment, et avec mon problème de dents, vous vous doutez bien que j'ai appelé une bonne douzaine de dentistes, des urgences, des services de stomatologie à gogo... Et tous, je dis bien TOUS ont été soit :
- désagréables
hautains
limite en train de se foutre de ma gueule. Dans le texte, je cite :"Oh bah si vous avez aussi mal appellez le comissariat, hein"
- c'était des répondeurs...
Maintenant que j'ai réussi à trouver un
dentiste capable d'un peu de bon sens (voir de pitié on ne sait pas),
je dois renouveler mes appels mais chez moi, din ch'nord, pour qu'on m'opère plus rapidement que prévu. J'ai passé trois coups de fil. TROIS.
Le premier à l'hopital où l'opération était prévu, la dame était trop
sympa, elle m'a donné le numéro du CHR de Lille. Le second au CHR de
Lille, donc, où la dame décroche le téléphone, je lui dis que je suis
dans l'Oise pour le moment, elle me répond "dans quoi?", je lui répète
"dans l'Oise", elle me dit "ooooh, j'avais compris dans la Mouaze, je
suis vraiment neuneu, moi!" Et là, elle a éclaté d'un rire franc, un
rire qui m'a fait mal aux dents tellement j'en ai ri moi-même. J'avais
les larmes aux yeux en raccrochant, car c'était tellement gentil de sa
part de me faire rire que ça m'a profondément touché. Elle m'a filé le
numéro du Centre de Soins Dentaires que je dois appeler demain car
aujourd'hui ils sont fermés.
Trois coups de fil, où les gens,
quand tu leur parle, tu les sens sourire au téléphone. Ils t'envoient
pas chier comme une merde parce que tu demandes un rendez-vous en
urgence. Au contraire, ils sont compréhensifs, et essayent de t'aider
en te filant des adresses et des numéros quand ils peuvent pas faire
quelque chose pour toi. Ca va être dur pour moi si je dois venir vivre
à Paris un jour.
Putain, j'adore les gens du Nord !
Niouz from my mouth
Pleurage, pleurage. Je vais devenir célèbre auprés des dentistes si je continue à pleurer devant chacun d'eux. Alors il s'avère que mon abcès restant s'est transformé en kyste je sais pas trop quoi, et que si je pleurais ma mère (ce que j'ai vraiment fait), c'est normal.
On a trouvé un autre dentiste que le premier que j'ai consulté ici, il m'a donné un rendez-vous en urgence, m'a reçu en pleurs, paniquée et m'a prescrit de meilleurs médicaments. Selon lui, j'ai été très mal conseillée à ce niveau, car les antibiotiques que je prenais étaient bien trop faibles. Du coup, je suis sous di-antalvic et birodogyl (le di-antalvic c'est ce que prend mon père et c'est un truc de cheval il paraît!). Il a essayé de me percer un peu le bidule dans ma bouche mais je criais, pleurais et trépignais tellement que même Doudou avait mal pour moi ! N'empêche que voilà, ça y est, j'ai un traitement qui paraît convenable, et normalement, je vais pouvoir mieux dormir. On croise les doigts, faut pas vendre la peau de l'ours...
J'ai décidé de rester chez Doudou. De toute manière, comme je ne peux pas me faire opérer avant que le kyste soit désenflamé, je ne pourrais rien faire de plus chez moi à part me morfondre toute seule... J'aurais voulu faire une grosse teuf un samedi soir, mais je pense pas en être capable, de toute façon. Là, j'ai appelé l'hopital où je me faisais opérer normalement le 22sept, mais ils n'ont pas de date plus tôt, alors je teste tous les numéros possibles pour trouver une clinique d'urgence.
Vivement que ce soit fini. Vivement que ce soit fini.
samedi 3 septembre 2005
Bon.
De deux choses l'une.
Première solution :
Je rentre chez moi. Je pars dès que possible, genre demain, et arrivée
à la gare de chez moi je rentre, je pose mon sac et je repars en métro
vers les urgences.
POINTS POSITIFS:
Je n'emmerderais plus personne ici, car c'est relativement gênant d'être chez sa "belle-famille" et de ne pouvoir manger que de la soupe et de la semoule.
Ça soulagerait Doudou (oui, j'ai décidé de l'appeler Doudou sur le blog), parce que je sens bien qu'il stresse pour moi et qu'il fait des pieds et des mains pour m'aider à moins souffrir. (Par exemple m'apporter des glaçons en plein milieu de la nuit et du nurofen avec une bouteille d'eau...)
- Je réveillerais personne en hurlant au beau milieu de la nuit.
- J'arrêterais de me faire piquer par tous les insectes du monde. je suis piquée 5 fois sur le ventre, 4 fois dans le cou, et je vous épargne le nombre entre les bourrelets.)
- J'userais pas tous les glaçons.
POINTS NÉGATIFS:
- Je serais seule chez moi. (En réalité, avec mon frangin, mais on peut pas dire qu'il s'occuperait beaucoup de moi).
- C'est pas sûr qu'ils veulent bien m'opérer.
- Je n'aurais aucun moyen de transports, ce qui signifie que si on veut bien m'opérer je devrais rentrer chez moi en métro puis vingt minutes à pieds.
- Je mangerais de la soupe à tous les repas. Sans pain. Seule.
- Je vais forcèment me taper des crises de sanglots souvent car je supporte mal la solitude, surtout que là je serais "souffrante".
Deuxième solution : Je reste chez Doudou. Je prends
rendez-vous dans un endroit spécialisé, j'y vais en RER et métro avec
Doudou et je fais chier le monde.
POINTS POSITIFS:
- Je ne serais pas toute seule.
- Je me ferais dorloter. (Du moins, j'espère!)
- J'aurais pas l'air d'un hamster à la rentrée. (oui, parce que mon opération était prévue le 22 septembre et ma rentrée est le 26...)
- Je pourrais aller au festival des blogs bd comme prévu.
POINTS NÉGATIFS:
- On va devoir se déplacer en RER. Et comme j
e suis une chochottej'ai vraiment trés mal et trés peur, je risque fortement de tomber dans les pommes et d'être dans le jaja. - Je vais continuer à faire chier le monde avec mes soupes. (mais je ne PEUX pas manger autre chose)
- Je serais horriblement gênée d'être un poids pour Doudou.
Déjà que j'suis pas toute mince. - Et s'il y a des complications, je fais comment, moi ?
Oskour.

